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ENFANTS DE CHOEUR
Groupe St Michel

"Il m’est demandé de les former au service liturgique.
Cette mission se double de ce que, en tant que ministre ordonné, j’ai à cœur de leur faire partager, qui est une part essentielle de ma vie : les mener à une plus grande connaissance et amitié avec Jésus.

Compte tenu de ce qu’ils sont, je leur propose une formation.
Elle se veut homogène, dans le cadre d’un groupe uni, partageant les mêmes motivations. C’est pourquoi je les réunis pour les réunions comme pour des activités plus diverses (camps, sorties, messes…). Ils sont placés sous un même patronage (Saint-Michel en l’occurrence) pour atténuer les différences de secteur et favoriser l’unité.

Ensuite je les invite à une progression personnelle. Il s’agit d’étapes, matérialisées par une remise de cordon. Ces étapes correspondent à ce qu’ils savent faire. Ceci pour les motiver et leur donner des objectifs. À chaque cordon sont liées différentes fonctions liturgiques, mais aussi une devise évangélique et un enseignement chrétien leur permettant d’avancer dans leur vie d’intimité avec le Seigneur. Pratiquement, je leur demande de s’engager personnellement à suivre cette formation. Il va de soit que je les prends là où ils en sont, mais je me dois de les faire tous passer par les mêmes étapes, quitte à progresser plus vite. Dans cette formation, je vise une saine émulation entre les enfants, et une responsabilisation de chacun au fur et à mesure de sa progression (les cordons les plus avancés se chargeant d’apprendre aux autres ce qu’ils pratiquent eux-mêmes)."

Don Michel


1) Pourquoi être servant d’autel ?

Pourquoi ? Peut-être pour faire comme les copains à qui cela plait… Evidemment, il y a plus que cela. C’est une mission qui m’est confiée, je suis donc responsable de mon service à l’autel, comme me le demande le prêtre. C’est une idée qui vient de moi, mais petit à petit, je me rends compte que le Seigneur y est aussi pour quelque chose. En fait, c’est même lui qui m’appelle à le suivre. Il m’a baptisé, et a mis en mon cœur le désir de l’aimer et de le servir, comme preuve de mon amour pour lui. Mon aube blanche me rappelle cela, et le dit aux autres. C’est dire que la liturgie est un service sacré qui est la marque de ma vie chrétienne, elle n’est pas en dehors de ma vie de tous les jours. D’ailleurs, je m’efforce d’être à la maison, à l’école, comme je suis à l’autel : au service !
En même temps je me garde de me prendre au sérieux, tout en prenant le Bon Dieu très au sérieux ! Dans le théâtre de la liturgie, Dieu est le metteur en scène. Moi, je fais partie de la machinerie, mais mon rôle est important, à mes yeux comme à ceux de mon Dieu.

2) Pour qui être servant d’autel ?

Il existe une prière qu’il peut être bon de dire en son cœur ou ensemble avec les autres servants, avant de commencer la cérémonie : « Mon Dieu, je viens te servir, fais que je te serve de tout mon cœur ; rends-moi attentif, et fais que j’aide les autres à bien prier. » Ainsi, je me dispose en moi comme dans mon attitude, à être vraiment à ma place. « J’aime bien être enfant de choeur, disait un garçon, parce qu’au moins tout le monde peut me voir ! » Dommage comme réaction… Assurément, il se prenait pour cet âne qui portait sur son dos les reliques d’un saint que l’on encensait et que l’on chantait : il ramenait tout à lui ! Quel âne ! Si j’apprends beaucoup à travers le service de l’autel, que le Seigneur m’éduque par la liturgie de l’Eglise sans même que je m’en aperçoive, je ne dois pas moins m’oublier un peu et toujours plus pour être vraiment tout à Dieu, au prêtre qui célèbre en son Nom, et à mes frères chrétiens qui comptent sur moi pour les aider à prier.


Compte rendu du Week-end à Boulaur - 2 et 3 Avril 2005

Le groupe saint Michel des Enfants de Chœur a emmené 10 jeunes sur les traces de Claire de Castelbjac à sainte Marie de Boulaur dans le Gers.
Le Week-end du 2 et 3 avril 2005, nous avons pu participer à la prière, portés en retour par les chants purs des sœurs de l’abbaye cistercienne du XVIIe siècle.

Ces religieuses dont la vie est fondée sur la prière et le travail ont en effet sept offices quotidiens. Elles possèdent des champs et une ferme où nous avons pu travailler : graisser des mangeoires, déplacer des bottes de foin, et nettoyer une porcherie. Nous avons étés heureux de servir (tel est notre devoir) en ce lieu car nous avons accompli notre « B-A » de la journée, et la plupart d’entre nous n’ont pas l’habitude de travailler dans un « dortoir animal ». Il y avait aux menus des repas des plantes et légumes du potager.
Au programme du séjour, une sœur nous a fait part de la vie de Claire dont la mère est malheureusement décédée une semaine auparavant. Elle nous a donc raconté la courte vie de Claire qui avait « la vocation du bonheur » comme elle le disait elle-même. L’abbaye de Boulaur expose le cercueil de cette « louange vivante » et travaille à sa béatification.

Le samedi, durant la messe, les religieuses ont pu découvrir les pratiques d’enfants de chœur, et certaines les ont amusées comme le claquement de doigts du cérémoniaire pour coordonner les mouvements (ce qui nous a valu de la Mère Abbesse un claquoir liturgique, trophée du week-end !) A la suite de celle-ci une détente de football dans les bouses de vaches s’imposa.



Ce soir là, Don Michel nous a remis des cordons dans la forêt alentour à la lumière des torches. Cette veillée au début dans l’obscurité car « nous cheminons dans la foi et non dans la claire vision » (2 Co 5,7), s’est prolongée assise sur des bûches en rond pendant que « le souffle de Dieu planait à la surface » (Gn 1,2) des arbres. Un silence, le vent, une prière, une torche, un feu, un cordon, une couleur, et puis, la joie, celle d’un servant d’autel qui a progressé dans sa vie évangélique, qui rentre à l’abbaye dans le calme de la nuit. A l’église le soir, auprès de Claire, tandis qu’on apprenait le décès de notre Pape, nous pûmes écrire une intention, et la laisser au pied d’une servante sur laquelle on peut compter.

 

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Dimanche matin, nous avons servi la messe solennelle du dimanche de la Miséricorde, avec inversion des fonctions de servants de la veille. Enfin, rangement des affaires, et départ en début d’après midi pour Enveitg, Targasonne, Egat, Font-Romeu, Mont-Louis, La Cabanasse et La Llagonne.

Thomas W., cordon argent

 


CAMP DE ROME
Du 25 au 29 octobre 2004

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Photos du camp près de Chartres en Juillet 2004



CAMP DE ROME
Du 25 au 29 octobre 2004

Le Groupe Saint-Michel des enfants de chœur
des secteurs de Cerdagne est parti avec onze de ses grands clercs en pèlerinage à Rome.

Du 25 au 30 octobre dernier, à l’initiative du Pape qui rappelait dans sa lettre du jeudi saint aux prêtres l’importance du service de l’autel pour l’éclosion de vocations consacrées, avec la bénédiction du curé, et l’aide inestimable de nombreux bienfaiteurs, nous avons mis nos pas dans ceux des apôtres des premiers temps de l’Église, et ceux d’aujourd’hui.
A leur suite et avec eux, nous avons voulu obten