1er
Pélerinage paroissial à Calcutta
8 paroissiens chez Mère Térésa à Calcutta
20
Avril - 02 Mai 2004
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Calcutta (ou Kolkata), ville
immense (13 millions d'habitants) aux dimensions et à
la culture de l'Inde (plus d'un milliards). Entre 30 et
38° C en ces mois d'Avril-Mai, une odeur d'ordures et
de déchets permanente, des bruits de klaxons de 5h
du matin à minuit, une pauvreté au quotidien,
des milliers de gens qui dorment dans la rue, qui y meurent,
des enfants abandonnés car ce sont des filles, ou
ils sont trop nombreux pour la famille, des lépreux
qui n'ont pas les moyens de se soigner, et j'en passe ...
et pourtant le paradis au coeur de l'enfer ! Terre bénie
qui porta une bienheureuse de notre temps : mère
Térésa et ses soeurs. Lieu de ses premières
fondations du mouroir, des orphelinats, de léproseries,
... il y a 50 ans. Une congrégation : Les Missionnaires
de la Charité qui oeuvrent non d'abord pour soigner,
convertir ou aider, mais pour donner de l'Amour de Dieu
à ceux que l'on a oublié, rejeté, ceux
qui n'ont plus d'"intêret" pour la société.
Bien qu'il y ait des soins, une structure d'adoption pour
ces centaines d'enfants abandonnés, du travail et
des maisons pour ces lépreux qui étaient rejetés
de partout, c'est avant tout cet appel du Christ sur la
croix : "
J'ai soif ! " qui fait naître tous
les matins cet élan d'amour vers les plus pauvres
parmi les pauvres, car Jésus a besoin de notre amour,
il a soif de nous.
Les pauvres sont le Corps souffrant du Christ, nous en sommes
témoins !
Nous
étions 8 : Fernande, Caroline et Marlène,
Don Pierre Marie (curé de Font-Romeu), Christian,
Jean-Luc, Marc, Patrick. |
Bienheureuse
Mère Térésa de Calcutta
(1910-1997)

Soeurs au balcon
en train de regarder chanter et danser les novices pour
un anniversaire de 25 ans de voeux sollennels.
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Kalighat
(ou Nirmal Ridhey ), premier centre de Mère Térésa
qui accueille les plus pauvres, aux portes de la mort.
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Les
femmes se sont partagées entre le service aux enfants
handicapés ou orphelins et Kalighat, les hommes ont
tous choisis Kalighat, le centre où une cinquantaine
d'hommes et une cinquantaine de femmes ont été
recueillis. Un des lieux les plus saisissant de Calcutta,
et que le Pape Jean-Paul II à visité lors
de sa venue en Inde. Des pauvres abandonnés de tous,
jeunes et vieux, de 13 ans à 88 ans, certains à
bout, à bout de vie. D'autres où les plaies
sont ouvertes depuis des mois et qui ont eu la chance qu'un
frère, une soeur les repère dans la rue. A
Kalighat, des volontaires du monde entier se côtoient
et sont venus "toucher les pauvres" comme le voulait
Mère Térésa. Nous en faisions partie.
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Dehors,
le grand Temple de Kali rassemble des hindoux de toutes
castes, de toute condition, et au coeur de cette foule,
un bâtiment où des gens oubliés trouvent
un dernier regard de compassion, d'amour dans leur vie.
Comme Mère Térésa disait : "Ils
ont vécu comme des chiens, ici ils meurent comme
des hommes".
A
Font-Romeu, des paroissiens priaient pour nous et ce ne
fut pas que des mots, car chacun avait sa place et son rôle
dans cette oeuvre divine. Aujourd'hui c'est la paroisse
qui profite de ces fruits, car sans nul doute, Dieu avait
tout prévu et son Esprit est à l'oeuvre chaque
jour. Nous aurions pu dire : c'est fini, maintenant nous
reprenons le cours de notre vie normale. Et bien nous nous
sommes trompés, car tout commence ! Trop tard, nous
y sommes allés, maintenant tout est différent.
Pour
la majorité d'entre nous, ce voyage fut une expérience
plus qu'humaine, car nous avons touché du doigt le
Corps du Christ dans ses pauvres, nous avons contemplé
sa Face, et nous en sommes encore marqués, et pour
longtemps nous l'espérons dans la Foi. Nous voulons
y revenir, plus en solitaires, plus longtemps aussi, car
ce cri "j'ai soif" n'a pas fait que résonner
à nos oreilles, mais il s'est gravé en nos
coeurs et nos âmes, et ils nous appellent, ici ou
là-bas. Certains repartirons à Calcutta, d'autres
iront ailleurs, là où le monde dit que c'est
la boue et la tristesse que l'on trouve, mais c'est le visage
du Christ, rayonnant qui sera là, nous en sommes
sûr, car nous le verrons avec cet amour que nous n'avons
pas cherché, inventé ou fabriqué, mais
qui nous a été donné. Etre à
l'école de mère Térésa est une
belle aventure.
A suivre ... !
le
26 Mai 2004 Patrick
A
lire : le
Testament spirituel de Mère TERESA. et Prière
à la Bse Mère Térésa (fêtée
le 05 septembre).
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Certains
n'ont plus que la peau sur les os, et pourtant leur regard
nous dit "j'ai soif d'amour"
Tombeau
de Mère Térésa à Mother House,
Calcutta

Nos "voisins" qui dormaient dans la rue, au
coin de notre logement chez les Jésuites.
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